Loi LOM : stationnement près des passages piétons, quelles obligations ?

par Elioth
3 minutes
10. février 2026
Loi LOM : stationnement près des passages piétons, quelles obligations ?
5:06
Depuis la loi d’Orientation des Mobilités (LOM) de 2019, les collectivités doivent supprimer les places de stationnement situées à moins de cinq mètres en amont d’un passage piéton. Cette mesure vise à améliorer la sécurité des piétons en renforçant leur visibilité pour les conducteurs. DGS, DST et élus locaux sont en première ligne pour mettre en œuvre cette obligation réglementaire sur le terrain, avant l’échéance fixée au 31 décembre 2026. 
 

Que dit la loi LOM ?

La loi impose qu’aucun emplacement de stationnement motorisé ne soit situé à moins de 5 mètres en amont d’un passage piéton (dans le sens de circulation). Cette distance permet d’éviter qu’un véhicule garé ne masque un piéton prêt à traverser.

Pourquoi 5 mètres ? Cette marge libère environ 1,60 m de champ de vision supplémentaire. Cela suffit souvent pour voir un enfant ou une poussette et réagir à temps. En 2018, 470 piétons ont perdu la vie sur les routes françaises, dont 29 % sur des passages piétons. La suppression du stationnement trop proche vise donc à éviter ce risque.

Calendrier de mise en conformité

Depuis 2020, tout nouvel aménagement ou réfection de voirie doit intégrer cette règle. Les aménagements existants doivent être mis en conformité avant le 31 décembre 2026. Passé cette date, stationner dans les 5 mètres devient une infraction passible d’une amende de 135€, voire d’une mise en fourrière. Seuls les vélos et trottinettes peuvent être autorisés sur ces zones libérées.

Place de stationnement non-conforme

Sur cette photo, la voiture à droite est stationnée sur une place non-conforme et masque la visibilité du passage piéton.

Quels impacts pour les collectivités ?

L’impact est important : toutes les communes sont concernées, quelle que soit leur taille. L’obligation touche potentiellement des milliers de rues. Dans les faits, chaque passage piéton pourrait impliquer la suppression d’une ou deux places de stationnement, selon le sens de circulation.

L'exemple de Paris : 22 000 places en moins d’ici 2026

La ville de Paris prévoit de supprimer environ 22 000 places de stationnement pour se conformer à cette règle d’ici fin 2026. Cela représente un volume considérable – plus de 10 % du parc de stationnement en surface. La mairie a opté pour une approche progressive, en ciblant d’abord les abords des écoles, les rues à forte densité piétonne et les zones sensibles.

L’espace libéré est souvent réaffecté : installation d’arceaux pour vélos, création de zones végétalisées ou simple dégagement pour améliorer la co-visibilité. Cette politique répond à un double objectif : sécurité et promotion des mobilités actives. D’autres grandes villes comme Lyon, Lille ou Amiens ont également entamé des démarches similaires.

Passage piéton Paris

À Paris, des milliers de places de stationnements sont concernées par cette nouvelle réglementation. Certaines sont d'ores et déjà remplacées par des arceaux pour vélos.

Coûts et organisation

Les coûts varient selon les solutions retenues : effacement de marquage, pose de potelets, installation d’arceaux vélo, etc. Pour les services techniques, l’enjeu est de recenser les zones concernées, planifier les travaux et prioriser les actions. Des réactions de riverains peuvent aussi émerger, d’où l’importance de communiquer sur les enjeux de sécurité et les alternatives possibles.

Se mettre en conformité efficacement

Identifier toutes les places concernées est une tâche lourde si elle repose uniquement sur des tournées manuelles. C’est pourquoi des solutions numériques comme vialytics offrent un véritable levier d’efficacité.

L’appui du diagnostic automatisé vialytics

La solution vialytics repose sur un système embarqué de capture d’images géolocalisées lors des tournées terrain. Elle permet :

  • De repérer les emplacements potentiellement non conformes (stationnement trop proche)
  • De créer un inventaire géolocalisé des passages piétons
  • De générer des tâches pour chaque cas à corriger
  • De planifier les interventions et suivre leur avancement

Avec un tel outil, la collectivité peut anticiper les travaux, gagner en précision et respecter l’échéance de 2026 sans urgence de dernière minute.

Conclusion

La suppression des places à moins de 5 m des passages piétons est une obligation réglementaire, mais aussi une opportunité pour sécuriser les traversées et repenser l’espace public. Pour les DGS, DST et élus locaux, c’est le moment d’agir : recenser, planifier, réaménager. Avec un outil comme vialytics, le passage à l’action devient plus simple, plus rapide et plus fiable.


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